Monaco 2-1 Nice

Haise : « Relever la tête et montrer autre chose »

Voici la réaction de Franck Haise en conférence de presse, après le revers concédé par le Gym sur la pelouse de Monaco (2-1).

Coach, est-ce une défaite logique selon vous ?
Très logique, elle ne peut pas l'être plus que ça. On a été battus dans à peu près tous les domaines. On a eu la réussite de mener à la mi-temps, mais sur l'ensemble du match, il n'y a pas eu photo. 

Que vous a-t-il manqué pour faire mieux ?
D'avoir un peu de justesse technique. On le sait, Monaco met une forte pression. Alors quand vous avez du mal à tenir le ballon et à pouvoir le sortir proprement... On a aussi été en difficulté physiquement face à la puissance de cette équipe. Cela fait déjà deux plans trop importants. 

Pourquoi avoir choisi de démarrer avec Hicham Boudaoui sur le banc ?
Il sortait de deux matchs complets lors de la trêve internationale, dont le dernier s'est joué mardi à 22h. L'avion, le Ramadan... il y avait un risque pour lui, pour sa santé. Il est capable de s'en sortir sous pression et il nous a manqué. Mais je pense que même s'il avait été là, le déficit était trop grand pour que sa seule présence soit suffisante. 

Avez-vous la sensation d'avoir manqué une occasion après la défaite de Marseille ?
Pas à la fin du match. Sur le match, on est trop loin. Forcément, avant que ça commence, que vous êtes ex-aequo avec Monaco, que Marseille a perdu puis que vous menez 1-0, vous pouvez y penser. Mais il n'y a pas besoin de revoir le match pour se rendre compte qu'on a été battus par une équipe bien meilleure que nous ce soir (samedi). Je pense que Monaco a été à son niveau, mais que nous avons été très en-dessous de ce que nous sommes capables de faire. Pour la suite, il faudra être à notre niveau. Ce n'était pas le cas ce soir.

Comment expliquez-vous cet écart de niveau ?
L'équipe était bien, déterminée, plutôt calme. Mais très vite, on a senti qu'on était sous pression. On a eu de grandes difficultés pendant 20 minutes pour sortir de cette pression. Heureusement que Marcin a fait l'arrêt sur le pénalty et qu'on s'en est bien sortis sur plusieurs situations. On a quand même réussi à desserrer un peu l'étreinte au cours de cette première mi-temps, et on a été efficaces sur notre seule véritable occasion. Il aurait fallu qu'on réussisse à hausser le ton et qu'eux le baissent un peu et ça n'a pas été le cas.

Parmi les motifs de satisfaction, on peut penser au but de Jérémie Boga et à l'entrée de Terem Moffi...
Oui, il n'y en a pas cinquante ce soir. Le match de Jérémie a été intéressant, le fait qu'il marque aussi. Terem a fait une entrée dynamique. Ça va être important pour notre fin de saison, on va avoir besoin de montrer autre chose que ce qu'on a montré ce soir. Monaco nous a été supérieur, et il y a d'abord la qualité de l'adversaire, mais on a été tellement loin du compte que j'attends juste qu'on remontre notre vrai visage contre Nantes vendredi prochain. 

L'important maintenant, c'est de relever la tête ?
C'est le football. Quand vous prenez une claque, méritée, il faut relever la tête pour montrer autre chose. Je pense qu'on a pas montré les qualités de l'équipe, même si on aurait peut-être quand même été battus, mais j'aurais aimé qu'on montre un peu plus de choses dans ce match. 

Le podium n'est pas un objectif affiché pour votre équipe, mais vous n'allez pas baisser les armes ?
Il faut juste être lucide. Si on continue à faire des prestations comme ça, ou qu'on joue mieux mais qu'on manque d'efficacité, c'est qu'il manque des choses. Sur le match de ce soir (samedi), il en manquait beaucoup trop pour avoir des ambitions. Il reste sept matchs, on est dans la bagarre. On sort d'un moment difficile, mais ce n'est ni le premier ni le dernier. Il faut le traverser ensemble, repartir et continuer le travail. Il faut remettre de l'élan, du dynamisme et faire un gros match vendredi prochain pour gagner et rester à la lutte jusqu'au bout. 

Votre équipe a souvent bien réagi après les moments difficiles cette saison...
Exactement. C'est à nous tous de réagir pour montrer autre chose devant notre public à la maison vendredi, pour reprendre notre marche en avant.